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Szentendre d'hier et d'aujourd'hui
"Savez - vous, où se trouve Szentendre ? C'est une petite ville située sur la rive droite du Danube entre Buda, Visegrád et Esztergom ... Beau site, n'est - ce pas ? Bordée sur sa droite par le Petit Danube que surplombe un petit pont en pierre de l'époque romaine qui conduit à une île parsemée d'adorables petits villages, et au - delà de laquelle se trouve le Grand Danube. Elle offre sur ses autres côtés un superbe paysage de vignes que soulignent les montagnes. Ainsi cette magnifique vallée entre Szentendre Pomáz et Buda s'étend comme un vaste amphithéâtre. Site magnifique plein de richesses, de bons vins et d'eaux salutaires. Que demander de plus ?"
Ces lignes sont extraites des premières pages du roman d'Ignjatovics Jakob sur la guerre d'indépendance de 1848 - 1849, uvre imprégnée de romantisme et de détails biographiques dans laquelle l'écrivain serbe évoque la beauté pendance de 1848 - 1849, œuvre
Cet enthousiasme n'est pas seulement celui d'un homme dont les ancêtres avaient trouvé refuge à Szentendre, mais aussi le reflet d'un sentiment partagé à toutes les époques.
Dés l'époque romaine les visiteurs étaient émerveillés par la beauté méditerranéenne du site.
Szentendre à l'époque romaine.
Le Danube marquait alors la frontière Est de l'empire romain. Cette frontière, le limes, était protégée par un système de fortifications dont l'Ulcisia Castra de Szentendre, en hongrois Farkasvár, était l'un des points forts. Construites dans les premières années du deuxième siècle, on en trouve encore des vestiges sur Dunakanyar körút, Paprikabíró utca et Római sánc.
La forteresse est restée en activité jusque dans la première moitié du cinquième siècle et pouvait abriter un millier de soldats, et son importance est largement démontrée par le fait que des empereurs, comme Septime Sévère ( en 202 ), Caracalla ( en 214) et Valentin ( en 375 ), y ont résidé. Dans les alentours immédiats (vicus militaris) habitaient les citoyens et les commerçants de la ville ainsi que les familles des soldats.
Pierre tombale stèPierre tombale "stèle" dans l'escalier de Il est à noter que les villes romaines des alentours n'ont pas toutes été construites dans le but de défendre les frontières de l'empire. La ville d'Aquincum, par exemple, chef - lieu de la province romaine, était peuplée de fonctionnaires et d'officiers de la légion à la retraite, qui, en récompense de leurs services se voyaient attribuer des terrains sur lesquels ils construisaient leur villa et faisaient prospérer un certain nombre de cultures.
Les Romains qui avaient un sens poussé de l'esthétisme, surent choisir les plus beaux sites naturels pour construire leurs villas. Ainsi, Pismány, Bubán, Dömörkapu et Ókúti - forrás (où est d'ailleurs situé le musée en plein air de Szentendre) gardent encore la trace de ces constructions.
Au bord de la route qui sort d'Ulcisa Castra, fut trouvée la villa rustica, dont les murs ont été restaurés par une équipe d'archéologues.
Cet ensemble de bâtiments de cinquante - deux pièces auxquelles, on accédait par une entrée en colonnades, était équipé d'un système de chauffage à l'air chaud, d'un atrium et de thermes.
Le sol fait de mosaïques en marbre, les murs et les plafonds ornés de fresques, les thermes étaient alimentés en eau par des conduites reliées
à Ókúti forrás (source d'Ókút). Le type des bâtiments agricoles comme les outils retrouvés indiquent que les propriétaires cultivaient la vigne et tenaient une auberge. On peut donc dire que la première grande époque pour Szentendre fut l'époque romaine. Car ce sont les Romains qui ont apporté ici les premiers éléments de la civilisation, routes, conduits d'eau, maisons en pierre, industrie, commerce : en somme, une vie sociale organisée.
Il nous reste de cette époque brillante quelques vestiges, un lapidarium le long de Dunakanyar körút et quelques noms de rues comme Õrtorony utca, Pannónia utca, Római sánc utca, Római temetõ utca, Római várkert utca ou Ulcisia - köz. L'influence du tracé des grandes voies romaines est lui aussi encore perceptibles dans la structure de notre ville.
Le limes venant d'Aquincum suivait le tracé actuel de Dózsa György ut, Kossuth Lajos utca, passait devant l'entrée principale du camp romain donnant sur le Danube, puis continuait à travers Fõ tér et Bogdányi utca en direction du nord du pays. Au début du cinquième siècle les Huns occupèrent la région avec, à leur suite diverses peuplades germaniques. Parmi eux les Longobards ont laissé des traces à Pannónia telep sous la forme d'un cimetière comptant une centaine de tombes, le plus grand de ce type que l'on ait découvert en Hongrie. Après les Longobards ce furent les Avares qui régnèrent sur la province pendant deux siècles et demi laissant plusieurs témoignages de leur présence. Les objets les plus précieux retrouvés sont des objets mortuaires en or et en argent qui permettent de penser qu'au septième siècle Szentendre pourrait avoir été le lieu de résidence d'un prince avar. Ces chefs d'uvre de l'orfèvrerie avar font partie de la collection permanente du MuséCes chefs
Les pierres gravées témoignent de la vivacité culturelle de lé'époque romaine.
Szentendre au Moyen Age
C'est au neuvième siècle que les Hongrois occupèrent Szentendre et sa région, sous la direction du prince Kurszán, bras droit du prince Árpád, conquérant du pays. Les Hongrois se servirent tout d'abord des installations militaires romaines. Leur foyer de peuplement était situé à l'emplacement actuel d'Orbán kereszt (la croix d'Orbán).
D'après les fouilles, cet endroit servait déjà de lieu de sépulture au dixième siècle. Trois générations plus tard, le prince Taksony offrit le Szentendre actuel à Apor, son commandant en chef comme résidence d'été. Ceci nous est appris par un parchemin de l'an 1002 gardé dans les archives du chapitre de Veszprém par lequel saint Stéphane, fondateur de l'état hongrois, offre un village du département de Visegrád à l'archevêché de Veszprém. Le village en question était sis près du Danube et avait sur sa droite l'embouchure de la rivière Apor. (En hongrois ancien : "Apor - ügy") Bien que ce document ne cite pas nommément le village de Szentendre, les historiens sont unanimes pour considérer que cette rivière était en fait celle que l'on appelle aujourd'hui Bükkös - patak à l'interprétation des données qu'il contient.
Par ailleurs à l'époque de la fondation de l'état hongrois, on définissait déjà Szentendre en associant ce lieu au Bükkös - patak. C'est pour cela que cette rivière garde une place importante dans la mémoire historique des habitants de la ville.
Au douzième siècle Szentendre était déjà un centre d'octroi de charte. Son nom latin Sanctus Andreas se trouve aussi cité en 1146 dans le testament de Fulco Hospes, secrétaire de l'évêque. Ce testament fut confirmé par le roi Géza II. dans une charte spécifique rédigée à Sanctus Andreas qui servait, comme d'ailleurs Óbuda Visegrád, de lieu d'étape pour la cour royale. Un bâtiment fortifié servait de gîte royal.
Ce bâtiment devait se trouver approximativement à l'emplacement actuel de la mairie.
Sur une butte surplombant le bâtiment se trouvait l'église St. André, qui a donné son nom à la ville et dont le parvis accueillait des foires.
Au cours du haut moyen âge la cité a pris sa forme actuelle en s'établissant autour de l'ancien gîte royal et de l'église en intégrant le tracé des anciennes voies romaines. Les fouilles effectuées dans la cité ont permis d'exhumer une partie des anciennes murailles de la ville ainsi que les ruines de plusieurs habitations médiévales.
Centre ecclésiastique du département du Pilis, Szentendre est le lieu de résidence du vicaire général. Son rôle, son importance s'expliquent par sa situation géographique, étape obligée entre les villes royales d'Esztergom, Visegrád et Buda. Les chartes octroyées au cours du quatorzième, du quinzième, et du seizième siècle évoquent le rôle de l'église St. André, et définissent les droits et obligations des habitants de la ville en matière, de pêche et d'agriculture (notamment de viticulture), de transport (navires transportant le bois, chars) et instituent une exemption des droits de péage pour les villes de Buda et d'Esztergom et régissent le fonctionnement des moulins de Bükkös - patak et le statut des maisons appartenant à la noblesse.
Au contraire d`autres villes, Szentendre ne possède que peu de monuments datant du Moyen Age. C`est pourquoi tous les documents, tous les vestiges de cette époque sont chers au coeur des habitants. Sur la photo: cadran solaire de l`époque médiévale sur le pilier de l` église paroissiale.
Après l'occupation ottomane de Buda en 1541 les Turcs s'installèrent dans la ville.
Au cours des cent cinquante années d'occupation la ville fut presque détruite. Après la libération de la ville en 1684 celle - ci servit de zone de passage pour les armées chrétiennes venues pour faire le siège de Buda.
La bataille où Charles de Lorraine remporta la victoire sur les Turcs est rappelée par une plaque commémorative sur le mur d'un immeuble de Károly utca.
L'église St André fut gravement endommagée pendant l'occupation turque. Vingt - six ans après la libération de la ville, en 1710, l'église fut rebâtie en style baroque tel qu'on peut la voir aujourd'hui. En 1987 - 88, grâce à un mouvement de solidarité comme on n'en avait pas vu depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'église a pu être entièrement restaurée. Cette église paroissiale reste un des monuments les plus importants et le seul d'origine médiéval que possède la ville. Il est son cur, son symbole. Aujourd'hui, durant la période estivale, de nombreux spectacles ont lieu sur le parvis d'où l'on a de plus une superbe vue sur la ville, telle que les Serbes l'ont rebâtie au dix - neuvième siède
Le Szentendre serbe
Au fur et à mesure des victoires turques, de nombreux membres du clergé et de l'aristocratie des Balkans fuirent vers le nord dans l'espoir de pouvoir trouver abri en Hongrie, pensant que les Turcs n'arriveraient pas jusque - là. D'après certaines sources, des Bulgares et des Dalmates s'étaient déjà installés à Szentendre au cours du quinzième siècle. En 1690, le plus gros contingent de réfugiés serbes est arrivé dans la ville en ruines et presque inhabitée, sous la direction du patriarche Arsenije Carnojevics III..
Comme ailleurs, les réfugiés venus des quatre coins des Balkan gardèrent leur identité ethnique. Regroupés par communautés autour de leurs prêtres, ils rebâtirent leurs églises et s'installèrent à proximité. Ces églises furent tout d'abord construites en bois, puis quelques décennies plus tard, furent remplacées par des édifices en pierres. Sur les huit églises construites à cette époque, sept existent toujours et quatre d'entre elles portent encore le nom de la région dont les paroissiens étaient originaires.
Ainsi les habitants de Pozsarevac ont bâti l'église Pozsarevacka à l'angle de l'actuelle Kossuth Lajos utca et de Vuk Karadzsics tér, ceux de Csiprovac en Szerémség l'église Csiprovacka (aujourd'hui catholique sous le nom de Péter - Pál) et ceux de Beograd, l'église Beograd (appelée aussi Száborna), aujourd'hui église métropolitaine.
L'église catholique d'Izbég était à l'origine une église orthodoxe. Ce sont des tanneurs (des"tobakos") qui bâtirent l'église Preobrazsenska et des commerçants grecs qui construisirent la Blagovestenska en l'honneur de Notre - Dame de l'Annonciation. Toutes les églises serbes furent construites au cours du dix - huitième siècle et sont des exemples importants du style baroque hongrois. Leurs intérieurs recèlent des chefs - d'uvre de l'art ecclésiastique pravoslave. Mais la bourgeoisie serbe construisit aussi d'autres sortes de bâtiments comme par exemple l'école, immeuble remarquable de la fin du dix - huitième siècle. La vie intérieure de l'école fut parfaitement décrite par un ancien élève, Szofrics Páent des chefs - d'œuvre de "Mes années d'élève dans l'école primaire d'il y a un demi - siècle à Szentendre, en Hongrie" éditée à Nis, (Serbie) en 1910.
Le piédestal de la croix commémorative, ainsi que la place Fõ tér, sont de forme triangulaire. Sur un des côtés du piédestal, on peut lire un texte en langue slave ancienne: "Croix érigée en 1763, a l`initiative de la Société des Commerçants Serbes de Szentendre." Sur le second coté: "Rénovée par la meme Société avec un soin affectueux en 1836." Sur le troisième côté: "Rénovée en 1906." Trois écritures, trois siècles... Les Dalmates qui étaient catholiques vivaient dans un quartier à part sur le Klissa et le Szamár - hegy (mont Szamár), à proximité de l'église St. André. Grâce à l'habileté de leurs dirigeants, les Serbes reçurent beaucoup de privilèges de la cour impériale en récompense de leurs mérites pendant la guerre contre les Turcs comme la libre pratique de leur religion, la libre élection de leurs juges, la possibilité de fonder une école, la libre utilisation de leur langue et d'importantes faveurs fiscales. Ces privilèges associés à un travail acharné ont porté leurs fruits. Sur l'emplacement du Szentendre médiéval, au milieu du dix - huitième siècle, on trouve une florissante ville bourgeoise serbe.
Sur le mur latéral extérieur se trouve une fresque rénovée. La scène biblique représentée, La transfiguration, renovie au titulaire de lée,
Cette opulence provient de trois sources : la culture de la vigne et la production de vin tout d'abord puis l'artisanat et finalement le transport et le commerce. Par exemple, pendant trois générations, la production de raisin a décuplé et l'excellent vin rouge obtenu était exporté par voies d'eau et de terre en Autriche, en Tchéquie et en Pologne.
Pour donner un autre exemple de l'importance de l'artisanat et du commerce on peut mentionner les corps de métiers énumères dans les sources de cette époque : en ce qui concerne le textile, tailleurs, chapeliers, matelassiers, tapissiers, couturiers, pour l'artisanat du bois, bûcherons, charpentiers, menuisiers, tapissiers, tonneliers, charrons, des pour l'artisanat du cuir, tanneurs (des tobakos), cordonniers, fourreurs, selliers, pour le traitement des métaux, orfèvres et forgerons.
Porte dentrée de léglise métropolitaine considérée comme un des chef - doeuvres de lart baroque tardif en Hongrie. Cette porte en fer a été réalisée par Ginesser Márton, maître serrurier de Szentendre. Encastrées dans le mur de léglise méteropolite on peut voir des pierres tombales serbes en marbre, ornées de blasons et décritures slaves anciennes, gardant le souvenir danciennes familles. Les cendres de Vujicsics Tihamér, célèbre compositeur, furent déposées làPorte De nombreuses autres catégories professionnelles vivaient aussi à Szentendre : des ouvriers du chantier de construction navale, passeurs, meuniers, cochers, toueurs, savonniers, peintres, boulangers et pipiers.
Les bourgeois les plus riches de la ville étaient les commerçants qui possédaient des vignes. En 1698, ils se regroupèrent en une association professionnelle : la Société Privilégiée des Commerçants serbes de Szentendre. Cette Société qui subsista pendant un siècle et demi, érigea en action de grâce une croix sur la place principale parce que Szentendre ne fut pas touchée par l'épidémie de peste qui ravagea le pays en 1763. Depuis lors, la Croix des Marchands (Kalmárkereszt) symbolise l'amour de la population serbe pour leur patrie d'adoption.
Les familles des commerçants serbes ont surtout bâti leurs hautes demeures autour de Fõ tér et dans Dumtsa Jenõ utca, Bogdányi utca, Görög utca et au bord du Danube. Les vins étaient entreposés dans de larges caves, pouvant comporter plusieurs niveaux. Au rez - de - chaussée se trouvait le magasin, la famille logeant au premier étage, le vaste grenier servant d'entrepôt. Ces maisons étaient bâties sur les fondations d'anciens bâtiments avec des matériaux prélevés sur les ruines des édifices datant de l'époque romaine ou du moyen âge. Ainsi s'est façonné le visage actuel de Szentendre, un ensemble de constructions simples de type baroque ou rococo, encadré par le réseau des routes médiévales.
L'importance de la ville s'explique à la fois par sa richesse et par son statut de centre culturel et ecclésiastique des Serbes installés en Hongrie. Après l'installation du patriarche, la ville est devenue la métropole de l'orthodoxie serbe. Le haut clergé orthodoxe serbe a toujours joué un rôle important dans le maintien et dans l'élargissement des privilèges politiques et économiques des serbes de Szentendre. Plusieurs membres du haut clergé, ainsi que des officiers de haut rang de l'armée impériale ( dont certains ont combattu les armées napoléoniennes), sont issus de riches familles locales.
Une des grandes figures de légende de ce siècle est Ráby Mátyás. D'après sa biographie il fut envoyé à Szentendre en 1784 par l'empereur Joseph II. pour enquêter sur les abus de magistrats locaux. Il entra dans la légende par l'intermédiaire du grand conteur Jókai Mór qui en fit le héros de son livre Rab Ráby où il était présenté comme le défenseur des pauvres et des opprimés. Le film qui fut tiré de ce livre acheva d'établir sa réputation de défenseur des libertés. Aujourd'hui une place et un des restaurants de Szentendre porte son nom.
L'ère des changements
Dans la première moitié du dix - neuvième siècle comme au cours des décennies précédentes plusieurs incendies et inondations endommagèrent la ville réduisant à la misère de nombreux habitants. C'est le 13 mars 1838 que survint la plus grande de ces inondations, véritable catastrophe nationale, qui inonda toute la partie inférieure de la ville. Ce jour - là cent soixante dix - sept maisons s'écroulèrent. Des deux plaques commémoratives indiquant le niveau qu'atteignirent alors les eaux du Danube, l'une est située Péter - Pál utca et l'autre Kör utca. Sur ces plaques on peut lire :
"Die Wasser hohe den 14 marz, 1838."
(Niveau de l'eau le 14 mars 1838)
Alors que les inondations n'ont touché que les habitants de la partie basse de la ville, c'est toute l'économie de celle - ci qui a été touchée par l'épidémie de phylloxera de 1882. La disparition des florissants vignobles toucha de plein fouet la population qui avait investi la plupart de capitaux disponibles dans cette activité très lucrative. Tous les exploitants furent ruinés et leur main - d'uvre réduite à la plus terrible des misères. D'après les documents de l'époque, on a noté qu'après la disparition des vignes, la forêt a réapparu sur le mont Kõ (Kõs
Du fait du développement de l'industrie dans d'autres régions du pays, et de la modernisation des transports l'artisanat local, devenu peu compétitif, a perdu de son importance. Par manque des capitaux, Szentendre n'a pu réellement devenir une ville industrielle. Néanmoins, une briquerie, une scierie, une brasserie, une presse à huile, une papeterie, une usine d'outillage, une fabrique de véhicules, des exploitations minières et forestières, ont vu le jour. Mais compte tenu du nombre des employés et de la faible production, il ne s'agissait là que de petites usines. Petit à petit, vers la fin du siècle, le déclin de la ville s'est estompé. Dumtsa Jenõ, magistrat et premier maire de la ville fit drainer les marais environnants repoussant ainsi les limites de celle - ci. Grâce à cela, on a pu créer de grandes exploitations, développer l'élevage, et replanter des dizaines de milliers d'arbres fruitiers sur l'emplacement des anciennes vignes.
En 1888, avec l'installation d'un réseau local de chemin de fer, de nombreux changements sont survenus dans la vie de la population. Un nombre grandissant d'habitants a pu aller travailler dans la capitale qui s'industrialisait à grands pas à cette époque. Des navires à vapeur ont commencé à faire leur apparition sur le Danube.
La composition de la population va se modifier peu à peu. Les habitants d'origine serbe, bien que toujours fidèles aux Habsbourgs qui ont accueilli leurs ancêtres et leur a octroyé tant de privilèges, se sentent étrangers en ce temps de grandes mutations. Avec la disparition des privilèges féodaux et les changements dus à la révolution industrielle leurs points de repères ont disparu. La Serbie ayant petità petit distendu ses liens avec l'Empire, finit par prendre à la fin du dix - neuvième siècle son indépendance. En conséquence, toute une partie de la population serbe pense que le moment est favorable pour prendre le chemin du retour. Ce sont les habitants des villages d'alentour d'origine allemande et slovaque qui vont prendre sa place. A la fin du siècle, la communauté serbe n'était plus, en importance, que la quatrième de la ville. Elle était désormais devancée par les Allemands, des Slovaques, des Hongrois.
Photo du buste de Jakov Ignjatovics, situé dans la rue portant son nom, à quelques pas de maison natale. Ce monument, érigé en 1977, est loeuvre du sculpteur Janzer Frigyes. Les romans dIgnjatovics sont traduits par Csuka Zoltà en Bien que Szentendre ait pu fournir son contingent de trois cents gardes nationaux ("nemzetõr"), il n'y avait officiellement pas d'habitants de Szentendre au sein de l'armée des volontaires de l'indépendance (honvéd) alors que, pourtant, nombre d'entre eux y avaient participé. C'est le cas, par exemple, de Neskó Jenõ, fils d'un riche commerçant de la ville, qui, en tant qu'officier d'artillerie, défendit le château fort de Komárom contre les Autrichiens. Apres l'échec de la guerre d'indépendance, il retourne a Szentendre aupres de son pere, homme cultivé et conseiller municipal de la ville qui finança, dans les années 1830, les premieres fouilles archéologiques faites a Szentendre. Cet homme, Papaneskovics Enthimius fut d'ailleurs anobli. un autre exemple illustre est celui d'une connaissance de Petofi Sándor, Ignjatovics Jakov, déja cité précédemment, qui, apres avoir fait ses études en hongrois, chez les freres Piaristes a Vac, puis chez les Bénédictins, participa a toute la guerre d'indépendance en tant qu'officier de hussards. Apres avoir déposé les armes, il retourne a Szentendre. Son oncle, chef de la police municipale, lui conseille confidentiellement de ne pas se montrer en ville car il a reçu l'ordre de l'arreter. plus tard, il brossera, dans sa langue maternelle, un tableau fidele de ce que fut la vie des habitants de Szentendre a cette époque. La reconnaissance encore vive des habitants, serbes comme hongrois, est matérialisée par une plaque commémorative qui désigne aux visiteurs sa maison natale et non loin de la, par un buste de lui.
Passage Avakumovics. (Centre - ville.) De nos jours, la guerre d'indépendance est commémorée chaque année devant le monument funéraire du lieutenant - colonel Petzelt József, qui, apres la défaite est venu s'installer chez son beau - pere dans la ville alors calme et plutôt indifférente. Il fonda une Académie militaire dont il fut aussi le directeur. Aujourd'hui, une école porte son nom. Une autre des célébrités que vit naître Szentendre, fut le chanteur d'opéra Stéger Xavér Ferenc. Ce célebre ténor qui chanta sur toutes les grandes scenes d'Europe se retira dans sa ville natale en 1874. Sa grande générosité fit apprécier par tous, celui dont beaucoup se souvenaient comme étant le fils du pharmacien. Il chantait de préférence les opéras d'Erkel Ferenc, qui, d'ailleurs lui rendit visite a Szentendre.
Mais l'homme qui, a Szentendre, fut incontestablement le plus célebre a cette époque, se nommait Dumtsa Jeno. Maire de la ville, il fit tout pour lui permettre de conserver son allure du dix - huitieme siecle et favorisa sa vocation touristique ainsi que celle du Pilis, lieux qui étaient déja prisés des visiteurs venus de la capitale. Grand ami de la nature, il fit cesser immédiatement la déforestation de la zone de Dömör - kapu lorsque, Hauszmann Alajos, un ingénieur architecte qui avait acheté une propriété vaste de cinq arpents dans la vallée Anna (Anna - völgy) et y avait fait bâtir une résidence en 1885, eut attiré son attention sur les dangers d'une exploitation forestiere intensive.
Comme il était d'usage en ce temps - la, la vie sociale se déroulait au sein de nombreux cercles. Le premier d'entre eux fut, en 1874, le cercle des sapeurs - pompiers volontaires qui fut suivi par plusieurs autres. On peut citer par exemple : le Cercle des Amis de la Table de la rive du Danube, le Cercle des Propriétaires, le Cercle Catholique des Célibataires, le Cercle Ecclésiastique Javor de chansons et de lectures en langue serbe ...
Le Casino, lieu de rencontre de l'intelligentsia de la ville fut, pour sa part, fondé en 1892.
Ces cercles choisissaient en général comme lieu de réunion un restaurant dont l'ambiance leur convenait et toléraient volontiers les touristes des tables voisines. Chaque ethnie conservait et honorait ses traditions, ainsi les Dalmates, par exemple, fetaient la St. Ivan en sautant par - dessus des feux ou imploraient la venue de la pluie en accomplissant la "marche Dodola".
C'est aussi a cette période qu'apparut la presse locale. Apres deux tentatives éphémeres "La Torche Ardente" (Fáklyaláng) et "Le Courrier de Saint - André" (Szent - Endrei Futár) c'est finalement en 1899 que parut ce qui allait etre le premier organe de presse véritable de la ville, "Le Journal de Szentendre et de ses environs" (Szent - Endre és Vidéke). Bien que la parution en ait parfois été interrompue, le Journal a correctement joué son rôle d'organe d'information de la ville. Dumtsa Jenõ, maire de la ville a dit de cet hebdomadaire paraissant le dimanche : "...je suis persuadé du soin et de la ténacité avec laquelle il s'occupe de manière approfondie des affaires de la ville." Cette opinion prend toute sa valeur quand on sait que ce journal n'a pas toujours été tendre avec lui...
La vile garde son visage du dix - huitième siècle. Ici. Une maison avec ses traditionelles fenêtres au cadre en pierre. Ce sont de telles détails qui conversent à la ville son charme de petite ville. Le Millénaire, anniversaire de la conquête du territoire par les Hongrois, fut aussi, bien entendu, fêté à Szentendre et donna l'occasion d'une assemblée générale exceptionnelle le 9 mai 1896 au cours de laquelle M. le Maire, dans un discours marquant, a vu dans cette fête celle de toutes les nationalités du pays. Lors de l'assemblée, une bourse spéciale fut accordée à un étudiant émérite et les représentants ont attribué aux sapeurs - pompiers, a dix veuves dans le besoin ainsi qu'aux pauvres de la ville une somme se montant à cinquante forints chacun, somme relativement importante à l'époque. Le lendemain matin cent coups de canon annoncèrent le début des festivités.
Les membres de l'assemblée générale ont participé à des célébrations d'offices respectivement à 9 heures pour les membres de l'église réformée, à 10 heures pour les membres de l'église catholique, à 11 heures pour les membres de l'église orthodoxe. Ce soir - là, toutes les rues de la ville furent illuminées, et l'orchestre des sapeurs - pompiers joua sur la place principale. Des arbres commémoratifs furent plantés dans la cour de la mairie et à proximité de la Croix - Orban (Orbán - kereszt). Une plaque commémorative en marbre fut apposée sur un des murs de la mairie avec le texte suivant :
"A notre cher pays, la Hongrie, pour la commémoration des mille ans de son existence.
Offert par les habitants de Szentendre le 9 mai 1896"
Ce fut Husvik Lyubomir, propriétaire, conseiller de la ville, qui fut chargé, sur son fier destrier, de représenter la ville au ban symbolique levé par la capitale pour le millénaire.
La ville des peintres
Pour illustrer comment Szentendre devint la ville des peintres, il nous paraît bon de citer ici un extrait des mémoires de celui qui fut l'un des premiers à vouloir former dans notre ville une colonie de peintres, le très actif Bánovszky Miklós.
16. Bánovszky Miklós : Lancienne Püspö: L'ancienne " En 1926, j'étais élève à l'Ecole Nationale des Beaux - Arts où je suivais les cours de Réti István, professeur de peinture et artiste reconnu. ... un matin nous discutions de la nécessité où nous étions de trouver un cadre naturel enchanteur dans lequel nous pourrions travailler ensemble pendant l'été. Sur ces entrefaites arriva notre ami Paizs - Goebel Jeno...Nous lui fîmes part de l'objet de nos discussions. Il nous dit alors, que, la veille, son frère avait visité la ville de Szentendre. Celui - ci, le docteur Paizs (Goebel) Ödön était journaliste rédacteur au Journal du Soir, et avait rencontré le maire de cette ville, le docteur Starzsinszky László qui lui avait dit alors qu'il s'apprêtait à retourner à Budapest : Monsieur le rédacteur, j'aimerais que vous me donniez un conseil ! Nous avons, ou plutôt, la ville a, un petit mas comptant trois maisonnettes situées à un kilomètre en direction de Pest. Vers la fin de la guerre Nous y avions installé un hôpital pour les malades contagieux en y plaçant six lits pliables en fer, six paillasses et six couvertures. Grâce à Dieu, aucune épidémie ne s'est déclarée dans notre ville. J'ai donné en location une des maisonnettes à une femme et à ses deux enfants mais les deux autres sont encore vides. Que pourrais - je en faire ?
Paizs Ödön, pensant à son frère, lui répondit sans hésiter : Monsieur le maire, accordez donc ces deux pièces à des étudiants des beaux - arts pauvres pour qu'ils puissent y séjourner durant l'été.
Ce conseil plut à M. Le maire qui dit alors : Eh bien, M. le rédacteur, envoyez - m'en donc quelques - uns de ce genre !
Ainsi fut fait, et dès le lendemain je me rendis à Szentendre pour y chercher M. le maire...Qui m'expliqua alors comment me rendre au mas. En arrivant à la station de HÉV ( train régional), il fallait marcher sur le côté gauche de la route en direction de Budapest et après la caserne prendre un chemin étroit et poussiéreux bordé de peupliers... C'était un endroit désolé... Dans l'ancienne cour au sol aride se trouvait ce qui pouvait sembler être un puits et qui n'était, en fait, qu'une vieille fosse délabrée dont l'eau avait un goût désagréable. Un peu partout, les débris d'une caisse jonchaient le sol. Je réfléchis rapidement. Cela serait toujours un toit au - dessus de notre tête et si cela ne convenait pas aux autres, eh bien, nous irions ailleurs. Je suis alors retourné chez M. le maire et je lui ai dit :
Monsieur, nous acceptons avec reconnaissance votre proposition.
Il me demanda : Hé bien, monsieur, dites - moi donc qui seront ces fameux artistes...
Je lui énumérai quelques noms de peintres et de sculpteurs, qui, visiblement ne lui dirent rien.
Je voyais bien qu'il ne s'agissait pas là, d'un domaine qui lui était familier. Je le priais alors de ne pas nous ménager son aide. Je lui citai l'exemple de Nagybánya, devenu célèbre par des artistes peintres. Si nous nous installons ici, nous pourrons faire de Szentendre la ville des peintres, et ainsi la rendre célèbre."
Les peintres, eux - mêmes, allaient être satisfaits de ce choix, puisque au cours de ce vingtième siècle naissant la ville n'allait rien perdre du charme qu'elle avait au dix - huitième siècle. Tôt dans la matinée, les troupeaux traversaient la ville pour rejoindre leurs pâturages. A peine retombé le nuage de poussière qu'ils soulevaient, le tambour public apparaissait et ne cessait les roulements de son instrument que lorsqu'il jugeait l'auditoire suffisant. Puis il délivrait son message :
- " Le chef de la police " et à ces mots il portait la main à son képi pour effectuer un salut militaire, " porte à l'attention de la population... " Puis la scène se répétait en serbe et en allemand.
Les cercles, alors en vogue, permettaient à chacun de trouver une compagnie à son goût.
L église réformée a créé son équipe de scouts tout comme l église catholique, le cercle des jeunes militaires (leventeegyesület), le cercle des ouvriers, le cercle luthérien pour les femmes. A Izbég furent fondés le Cercle Bourgeois de Lecture et le cercle des Choristes et des Amateurs de Culture Populaire.
Bánáti Sverák József : Détail de Szentendre En 1910, fut Créée l'Association Sportive de Szentendre qui regroupait non seulement des sportifs, mais organisait aussi des représentations théâtrales très appréciées. En 1913, apparaît le Cercle pour le Développement Urbain de Szentendre. Nous avons aussi quelques traces de l'existence d'un club de patinage qui organisa une soirée de danse suivie d'un concert
En 1914, la population se sentit concernée lorsqu'on lui apprit l'assassinat du dauphin. Antolik Arnold, maire de la ville appela les employeurs à donner du travail avant tout à ceux qui avaient des membres de leur famille qui combattaient sur les champs de bataille. A la fin de la guerre, la révolution éclata. Le vicaire Kucsera Ferenc fut fusillé par les soldats rouges parce qu'il ne voulait pas révéler le nom de la personne qui, en sonnant la cloche, avait donné aux habitants le signal de l'insurrection contre la dictature communiste.
Après la première Guerre Mondiale, la révolution, et la perte de territoire qui résulta de la signature du traité de Trianon, la vie quotidienne retrouva son rythme normal à Szentendre. Par exemple la fondation en 1930 de la corporation saint André qui succédait au Casino illustre bien ce fait. Jusqu'en 1944, son programme ressemblait à celui de n'importe quelle organisation civile. En voici un extrait :
- Maintien et propagation au sein des habitants de la ville de la culture nationale et internationale, de la littérature, de la musique, et des arts.
- Recherche de données renvoyant au passé, au cadre naturel et a la culture propre de la ville et de ses alentours dans les temps passés.
- Protection des objets retrouvés lors des fouilles effectuées sur le territoire de la ville.
Protéger et faire connaître les monuments et les sites historique en les signalant au public à l'aide d'une plaque commémorative afin de créer au sein de toutes les couches de la population un sentiment d'attachement aux valeurs historiques communes."
Une multitude de journaux commence à paraître. Divers partis politiques se créaient cherchant à attirer les votants, en jouant sur leur appartenance à un groupe social, religieux ou ethnique. Mais la tradition fortement ancrée de coexistence pacifique entre les communautés ne permet pas aux partis de faire jouer ces antagonismes. Habituées à vivre, les uns avec les autres, les membres des diverses communautés se fréquentaient mutuellement, ce qui donnait lieu assez souvent à des mariages mixtes.
Malgré la persistance d'une activité économique locale dynamique ( carrière, cimenterie, papeterie, fabrique de véhicule et usine d'outillage) la plus grande partie des ouvriers partaient chaque jour par le HÉV pour travailler dans la capitale. On note un net renouveau des cultures vivrières (la groseille, la nèfle, la noix, la pêche, la pomme et, plus tard, le raisin de Szentendre, furent particulièrement prisés à cette époque) que des navires marchands livraient vers les marchés de Budapest.
Fischer Lajos, par exemple, créa sur cinquante arpents une exploitation pilote de raisin résistant aux maladies des plantes. Beaucoup plus tard, Szûcs József devint très connu pour les améliorations qu'il apporta aux plants de vigne. Malgré tout, du fait de la crise économique mondiale, les habitants vivaient dans des circonstances très difficiles.
Au milieu du vingtième siècle le nombre d'habitants a doublé, et a atteint dix mille personnes.
Dans la rue bordant la voie ferrée et aux extrémités de la ville, à Pismány et à Bubány, les citadins fuyant la capitale bâtirent des villas et pour beaucoup d'entre eux, l'ancienne résidence secondaire devint le domicile permanent. Il devint à la mode de faire faire des cartes postales. Voici le tableau de Szentendre que les jeunes étudiants peintres voulaient rendre célèbre. La promesse s'était réalisée. Le 28 janvier 1928, trois ans après que Bánovszky Miklós ait conquis Szentendre fut créé dans l'atelier de Bánáti Sverák József la Société des Peintres de Szentendre. Le président en était Iványi Grünwald Béla et le vice - président le Dr Starzsinszky László car les statuts de la société prévoyaient que le vice - président serait toujours le maire en exercice. Les membres fondateurs étaient : Bánáti Sverák József, Bánáti Miklós, Heintz Henrik, Jeges Ernõ, Onódi Béla, Paizs Goebel Jenõ, Pándy Lajos et Onódi László. Au cours de l'année suivante Barcsay Jenõ les rejoignit. Du fait du traité de Trianon, les peintres de Nagybánya (devenue roumaine) durent émigrer et vinrent à Szentendre ou ils participerent activement a la vie sociale et culturelle.
Dans les années 1930 Dans les années 1932 - 33, Bánáti Sverák József Heintz Henrik, et Onódi Béla peignirent les fresques de l'église St. André. Les membres fondateurs de la Société et quelques - uns de ceux qui vinrent par la suite s'installerent définitivement a Szentendre (Apáti Abkarovics Béla, Bánáti Sverák József, Deli Antal, Ilosvai Varga István, Onódi Béla, Pirk János et Szamosi Soós Vilmos). Les expositions de certains d'entre eux au Salon National de Budapest en 1930 et en 1939 leur apportérent la reconnaissance du public et des professionnels.
Paizs Goebel Jenõ : Charrette sur les bord du Bükkös Plus de trente artistes vivaient dans la colonie durant des périodes plus ou moins longues ou fréquentaient la ville. On peut citer par exemple Bálint Endre, Czimra Gyula, Ilosvai Varga István, Korniss Dezsõ, Vajda Lajos et Vaszkó Erzsébet restés célèbres dans l'histoire de la peinture hongroise. Plusieurs d'entre eux vivaient et travaillaient à Szentendre du printemps à la fin de l'automne. Ce fut le cas de Barcsay Jeno, Beck Judit et Szántó Piroska /. Czóbel Béla et sa femme, Modok Mária, partageaient leur temps entre Paris et Szentendre. Leur vision de la ville est très bien résumée en 1940 par Bálint Endre :
"Depuis quelques années, Szentendre est devenue la ville des peintres. En été, on assiste à un véritable pèlerinage d'artistes de tout genre. Ils s'installent tôt le matin dans un coin de la ville, au pied des maisons aux murs défraîchis et commencent à peindre un détail de la ville qui les a marqués. Cet intérêt particulier que les peintres portaient à la ville grandit lorsque Nagybánya tomba en des mains étrangères. Cet amour avait plusieurs causes : tout d'abord, le curieux aspect structurel des maisons construites l'une par - dessus l'autre, mais aussi le changement continu des couleurs de la ville, le charme des collines qui l'entourent, la proximité du Danube, et une sorte de fascination irrésistible ... Je crois bien que l'on peut considérer que Ferenczy Károly fut le premier "grand" peintre dont Szentendre puisse s'enorgueillir. Il existe déjà une véritable école de Szentendre qui regroupe les meilleurs des jeunes artistes actuels et qui exerce déjà une forte influence sur la future génération."
L'entrée de la Courbe du Danube
Le Szentendre d'aujourd'hui
Après la deuxième guerre mondiale cette petite ville calme servait de refuge idéal pour ceux qui n'étaient pas particulièrement bien vus du nouveau régime. On peut citer ainsi les écrivains Hamvas Béla et Németh László.. Le premier cultivait son jardin dans le Bubán tout en écrivant l'un des chefs d'uvres de la litterature hongroise du vingtième siècrivant l'un "Carnaval". Le second a écrit, en 1953, dans la maison de Farkas Ferenc, près de Bükkös - patak, le drame le plus important de sa vie : "Galilei". Ce n'est que vers les années 1960 que la ville a commencé à être connue et a éveillé l'intérêt sur le plan national. C'est en 1967, que l'Etat et les autorités locales ont commencé à construire, à l'extrémité de Szentendre, un musée ethnographique en plein air. La ville devient le centre culturel du département de Pest et des représentations commencent à avoir lieu dans le Théatrum. Les uvres de la famille Fernczy sont exposées au siège de la Direction départementale des Musées de Pest créée récemment. Les immeubles classés monuments historiques sont remis en état pour pouvoir accueillir des galeries et des collections. Les anciens ateliers de la colonie sont rénovés et, en 1969, de nouveaux sont construits sur Kálvária utca. On inaugure la maison des Arts Folkloriques. En 1977, un lieu prévu pour accueillir des expositions temporaires est créé sur Fõ tér. Une exposition marquante y sera organisée pour le cinquantième anniversaire de l'art à atrum. Les œuvres de la famille Fernczy sont exposées au siège de la Direction départementale des Musées
A cette époque, sont édités les trois livres de Jenõ Barcsay (Anatomie artistique de l'homme, Draperies et silhouettes, Forme et espace) qui furent traduits en de nombreuses langues. Anatomie et art lui fit connaître une célébrité mondiale. Cette uvre servit de manuel pratiquement dans toutes les université mondiale. Cette œuvre
Limportance du tourisme sest affirmée. Les galeries, le Musée en plein air et la Collection Ecclésiastique Serbe (créée suite a un accord entre les gouvernements yougoslave et hongrois), sont de plus en plus fréquentéL'importance
Promenade au bord du Danube. Un paysage attrayant même en hiver.
La ville des peintres a été abondamment citée dans les uvres de nombreux écrivains auxquels elle est parfois étroitement associée Entre les deux guerres, deux grands écrivains, Kassák Lajos et Vas István, ont souvent séjourné à Pismány en compagnie de leurs amis peintres. Le premier évoque la ville dans son roman Une âme se cherche . Lautre décrit la vie qu'il y a mené". L'autre décrit la Pourquoi le gypaète crie - t - il ? .. Plus tard, inspiré par la ville, il écrivit de nombreux poèmes. Au cours des dernières décennies, Jobbágy Károly, qui a édité ses poèmes, écrits au bord du ruisseau Bükkö".. Plus tard, inspiré L'adieu de Szentendre , a bâti une maison lui servant datelier dété. Szántó Piroska qui était aussi une femme de lettres, a é", a Ane de Balaam dans la rue de Hold (Hold utca). Vészi Endre a écrit une douzaine de poèmes inspirés par les étés passés à Petyina. Szakonyi Károly a écrit ses drames et ses récits dans sa maison de la rue Hegyalja (Hegyalja utca). Szántó Imre qui fut dè" dans la rue copain de ville (cétait son mot préféré) a représenté " (c'était son mot sur ses gravures comme dans sa prose comme un lieu féerique. Toutes ces évocations ont été réunies dans un livre superbe rédigé par Gaján Éva , portant le titre Moments de Szentendre . C'est aussi à Szentendre, que fut éditée la premiè". C'est aussi à Szentendre, le Danube englouti"..
Dans sa dédicace, Vas István a annoncé que Szentendre a vu la naissance de son poète . Sur ces hommes de lettres et sur beaucoup dautres célébrités, nationales et internationales, on peut consulter luvre de Né". Sur ces hommes de lettres et sur beaucoup Ecrivains et poètes à Szentendre . La Cité, grâce à Dieu, na pas subi le même sort que le quartier du Tabán à ". ; au lieu d'être démolies, les maisons - monuments seront marquées par des plaques commémoratives. On ne construira pas à leur place des immeubles à plusieurs étages ou des gratte - ciel . Le visage originel est préservé par un comité public de protection des monuments.
Croix commémorative sur la rive du Danube. En 1975, fut créée la maison de la culture et la Bibliothèque du Département de Pest dans le hall duquel on peut admirer la mosaïpartement de Pest de Barcsay Jenõ. La nouvelle institution abondament subventionnée a fait renaître la vie culturelle de la ville. La population a pu ainsi profiter de possibilités nouvelles en matière de loisirs et d'activités culturelles jusque - là inaccessibles. Grâce aux festivals d'été et dhiver du Népszínház (Théâtre du Peuple), du Vígszínház (la Comédie) et du Madách Színház (Théâtre Madách), ont été représentées, entre autres, les uvres de Csurka István, Déry Tibor, Illyés Gyula, Molnár Ferenc, Örkény István, Tamási Áron ainsi que celles de beaucoup dartistes internationaux . Dans années les 1970, existaient déjà, de grandes inégalités, tant sur le plan des possibilités d'accès à " de Barcsay Jenõ. La nouvelle institution abondament
Quand Czóbel Béla n`était pas à Paris, il peignait ses tableaux à Szentendre, dans la maison ou se trouve sa statue, faite par le sculpteur Varga Imre qu`inaugura, en 1977, son ami, l`écrivain Vas István.
Vers la fin de cette décennie, on a découvert que celui qui ne se sent pas bien chez lui ne peut pas bien recevoir. Pour résoudre ces problémes, on a commencé à bâtir de nouveaux immeubles dans Dózsa György út, dans le Rózsakert (Jardin des Roses), dans le Füzespark, dans la rue Vasvári Pál et on construisit la cité Püspökmajor. A Pismány, la colline des Roses (Rózsadomb) de la ville, furent bâties des maisons familiales. Cest le commencement du développement avec l'amélioration des infrastructures de la ville. A ce moment on crée des sociétés travaux publics. Qui elles - même construisirent un hypermarché, un dispensaire, une nouvelle pharmacie, une station dambulance, une nouvelle poste... La construction de lécole Barcsay Jenõ qui fut un élément très important dans le développement de ce quartier parce que son existence a rendu possible lenseignement dans de meilleures conditionsº. Le lycée Móricz Zsigmond sinstalle dans un nouveau bâtiment, lécole Rákóczi se voit attribuer une nouvelle piscine et celle dIzbék, une salle de gymnastique. En 1980, le boulevard Dunakanyar est terminé, qui favorise la circulation sur la grand - route nº.11, mais, du fait de ses quatre voies, il divise la ville en deux. Néanmoins les conditions de circulation samény, la
Dans les années 70 - 80, à côté de la culture officielle, commencent à apparaître des initiatives parallèles suscitées par des intérêts individuels ou communs à certains groupes. La nouvelle génération d'artistes fonde le Vajda Lajos Stúdió. On crée lAtelier Graphique (Grafikai Stúdió), la Galerie Atelier de Szentendre (Szentendrei Mûhely Galéria), la Galerie Artèe (Artéria Galéria), la Galérie Péter - Pál pour les artistes décorateurs et, une entreprise privée, la Galerie de Gravure (Metszet Galéria). Le long du boulevard, furent dressées, en 1986, les sculptures de Mészáros Dezsõ. Dè'éria Galéria), la Galérie Szentendre et ses environs , commence à paraître réguliè",
Personne ne contrôle plus les artistes qui peuvent exposer en Europe de lOuest et même aux Etats Unis. De plus en plus de conférenciers connus pour appartenir aux rangs de lopposition participent aux évènements organisés par le Cercle Petofi pour la Culture et le Maintien de la Tradition (Petõfi Kulturális és Hagyományõrzõ Egyesület). Lors des séle plus les artistes (Városi Tanács), on s'interroge sur l'arrivée du pluralisme en Hongrie.
La ville vue de Paprikabíró utca. A droit, léglise Péter - Pál, au centre, celui qui lui a donné son nom. Eglise paroissiale dorigine médiévale, à gauche, lHotel de Ville, lui aussi, bâti sur des murs du Moyen Age. A larrière - plan, léglise mé'église Péter - Pál,
Après le changement de régime politique en 1989, la vie bourgeoise a repris.
Ce nest pas seulement un changement dans la vie économique, auquel on a assisté, mais un véritable esprit nouveau, qui a soufflé sur la ville. Les citoyens sont devenus membres des nouveaux partis politiques et ont créé des associations afin de déCe n'est pas seulement un changement dans la vie économique, auquel on a assisté, mais un véritable esprit nouveau, qui a soufflé sur la : entraide sociale, protection des animaux, défense de la nature, aide aux handicapés. Et nous nénumérerons pas toutes les associations qui ont fleuri dans les domaines sportifs, culturels et religieux. Certaines de ces associations jouent un rôle important dans la gestion de la ville. Les médias sont présents sous la forme de journaux locaux et de radio. Une chaîne de télévision locale est à lessai. La vie religieuse est en plein essor tant sur le plan des actions caritatives et culturelles (organisation des concerts publics dans les églises) que sur le plan du développement de la foi. Avec le maintien par lEglise Catholique dune école et dun collège, la création dun lycée par lEglise Réformée, on assiste à un véritable retour à 'énumérerons pas toutes les associations qui
Grâce aux infrastructures construites dans la dernière décennie, Szentendre possède un système scolaire moderne.
Le Centre Culturel du département de Pest et sa Bibliothèque (Pest Megyei Mûvelõdési Központ és Könyvtár) ont été remplacés par la Maison de la Culture de Szentendre
(Dunaparti Mûvelõdési Ház). La Maison de la Culture abrite de nombreuses associations : Cercle de chansons populaires hongroises
(Filibili Népdalkör), Chorale Javor (Javor Kórus), Ensemble Kecskés (Kecskés Együ" , Chorale mixte Musica Beata (Musica Beata vegyeskórus), Ensemble de Musique ancienne (Régizenei együttes), Chorale Ste. Cécile (Szent Cecília kórus) Orchestre de chambre de Szentendre (Szentendrei Kamarazenekar), Ensemble de danse folklorique de Szentendre (Szentendre néptáncegyüttes) ainsi que le célèbre Ensemble Vujicsics (Vujicsics együttes).
Durant la dernière décennie, la ville avait toute liberté pour créer des liens internationaux. Actuellement la ville Szentendre est jumelée avec des villes de taille approximativement identique : Salon de Provence (France), Wertheim (Allemagne)
Huntingdon Godmanchaster (Angleterre), Kézdivásárhely et Zilah (Roumanie). De nombreux échanges ont eu lieu ainsi que des concours sportifs qui ont souvent vu la victoire des jeunes de Szentendre. De plus en plus de jeunes participent à ces échanges et voient ainsi lutilité des langues étrangèHuntingdon - Godmanchaster
A Szentendre en milieu scolaire, mais surtout en milieu extrascolaire, la vie sportive est très développée : ping - pong, base - ball, judo, pêche, athlétisme, football, tir à larc, équitation, karaté, cyclisme, hand - ball, basket, tir, échecs, tennis, randonnée et natation. Tous les citoyens peuvent participer que ce soit en tant que joueur, en tant que sponsor ou simplement en soutenant les équipes de la ville. En matière dart la liberté a remplacé l'arc, équitation, : les artistes sassocient et exposent dorénavant sans aucun contrôle des autorités. Grâce à eux, Szentendre est considéré dans toute lEurope comme la ville des arts. Cest après mûre réflexion que les artistes et mécènes de Szentendre ont préféré des expositions collectives aux expositions individuelles. Cest l'artiste Deim Pàl qui a vu dans lancien moulin désaffecté de Bogdányi utca un lieu idéal pour les expositions. Cest pour réaliser ce projet exceptionnel qua été créée la Fondation pour les arts de Szentendre (Szentendre Mûvészetéért Alapítvány) dont il fut président pendant de nombreuses anné: les artistes s'associent et exposent dorénavant sans aucun contrôle des autorités. Grâce Moulin des Arts (Mûvészet Malom) et la Municipalité et les habitants ont les plus grands espoirs en ce qui concerne lavenir de cette ré et
Daprès lhistorien de lart Hann Ferenc, lart de Szentendre est indescriptible et, dailleurs, personne na encore tenté D'après l'historien de
A ce propos Barcsay Jenõ nous dit :
Jai vécu à Szentendre et cest là que j'ai forgé mon style ce qui, pour moi, a donné un sens à ma vie et à mes combats. Il y a dans la ville de Szentendre et dans la nature qui lentoure, une véritable vitalité J'ai vécu à Szentendre et c'est là que j'ai forgé mon style ce qui, pour moi, a donné un sens à
Depuis le dix - huitième siècle, lHotel de Ville est le siège de la municipalité. A lorigine, le bâtiment navait pas détage. En 1924, Fut construit un étage selon les conception de Lessner Manó.. Son balcon à colonnade, avec sa façade nécle, l'Hotel de Ville est le siège de la Mais est - ce aussi simple que cela ? Ce que lon peut dire, en tout cas, cest que le Genius loci, cette transcendance, cet esprit insaisissable si particulier se retrouve chez tous les artistes de la ville. Non seulement chez Barcsay Jenõ et Vajda Lajos mais aussi chez des artistes nés à Szentendre comme Balogh László, Deim Pál et le défunt Kósza Sipos Lászlo. On peut ici évoquer aussi le nom du sculpteur Farkas Ádám et son univers ontologique, de Lehoczky János qui a su recré? Ce que l'on peut
La ville est en osmose tant avec la nature qui lentoure quavec les communes environnantes. Ici est lentrée du Coude de Danube et le point de départ des grandes forêts des Pilis. Des décennies ne suffiraient pas pour parcourir les sites du Dömörkapu, de Kõ - hegy, de Lajos - forrás, de Rám - szakadék, de Sztara voda, pour escalader le Hirsch - orom, le Nagy - Kevély, le Prédikálószék. En voyant lîle Szentendre du haut du Vörös - kõ, on a brusquement envie de parcourir à véLa ville est en osmose tant avec la
Il est difficile de choisir entre les baignades de Leányfalu ou de Lepence ou du canotage sur le bras du Danube.
Celui qui veut, habitant ou touriste, peut admirer, a Pomáz le musée dhistoire locale, a Pilisszentkereszt les ruines du monastere cistercien médiéval, a Dobogókõ la maison de tourisme, a Leányfalu la Collection Móricz Zsigmond. A Visegrád, il est possible de visiter les vestiges du Palais Royal, la tour Salomon (Salamon - torony). Du haut de la Citadelle, on peut se souvenir avec émotion de la grandeur de la Hongrie à lépoque médiévale et méditer sur son histoire millée
Les institutions les plus importantes de Szentendre
Musée Ethnographique en plein air
(Szabadtéri Néprajzi Múzeum)
Fondé en 1967, il regroupe selon un découpage régional les demeures et les objets originaux des villages et bourgades traditionnels, il offre un panorama complet de lhabitat des régions les plus caractéristiques de la Hongrie du dix - huitième jusquau milieu du vingtième siècle. Quatre - vingts habitations trois églises, sept moulins, de nombreux ateliers, près de deux cents sortes de bâtiments agricoles (granges, écuries, ruches, porcheries etc.) offrent une vision précise des habitats traditionnels hongrois. Les cultures traditionnelles ont été fidèlement recréégional les demeures et les objets originaux des
Sur le point le plus élevé du musée a été reconstruite léglise orthodoxe serbe de Mándok datant du seizième. A quelque distance de là, un authentique village de lAlföld est actuellement en construction. Pour le millième anniversaire du couronnement de saint Stéphane seront édifié'église orthodoxe serbe de Mándok datant du seizième. A
En se promenant dans le Musée, le visiteur a véritablement limpression davoir remonter le temps. Au sein de ces divers bâtiments, cest une véritable immersion dans la culture, le mode de vie, les traditions, qui est offerte. Ainsi, en ces lieux, il est possible faire à nouveau connaissance avec des traditions artisanales quasiment disparues aujourdhui, dassister à la préparation des plats dautrefois et de goûter aux saveurs dantan. Ici, les coutumes et les fêtes des sociétéritablement l'impression d'avoir remonter le
Cela fait plus de quinze ans que le personnel du musée semploie à garder le patrimoine culturel de la société hongroise traditionnelle et que le dimanche, les artisans, mémoires vivantes de leur corporation, sattachent non seulement à montrer, mais aussi à enseigner les secrets de leur profession. Les fêtes, quelles aient pour origine des travaux quotidiens, des tâches agricoles ou des dates clé du calendrier traditionnel, sont commémorés par des ensembles folkloriques sous formes de spectacles. Au cours de ces fêtes, le visiteur nest pas un simple témoin passif, mais participe véritablement. Au cours de lannée 2000, aura lieu une série de festivités regroupées sous le thèe Mille ans de vie quotidienne en Hongrie ou sont attendus de nombreux visiteurs venus de toute la Hongrie et de léMille
La Région de la Haute Tisza
(Felsõ - Tiszavidék)
Au centre de ce village fusiforme datant du dix - huitième siècle, on peut admirer une église réformée et son campanile ainsi quun moulin. De plus, quatre terrains bâtis présentent une vision précise de lhabitat de la petite noblesse et des paysans réformée
Petit bourg de lAlföPetit
Bien que ce site ne soit pas encore achevé, on peut déjà voir deux maisons dhabitation, une tannerie, un atelier de teinturerie et une boulangerie, un mas délevage ou sont présenté des espèces typiquement hongroises (cochon aux soies frisé voir deux maisons d'habitation, ratzka ) ainsi que des volailles, des ânes, des chè")
L'Ouest Transdanubien
(Nyugat - Dunántúl)
Cette unité nous présente la partie sud - ouest du pays caractérisée par ces hameaux construits de manière spécifique. Au centre, près du campanile, on trouve une école à salle de classe unique, lappartement de linstituteur, la maison du juge. Dans chacune des pièces un aménagement particulier est destiné aux aveugles et malvoyants. Sur la butte, on peut voir une maison typique de cette région au début du dix - huitième siècle et son ameublement rustique. A lorée du village, aux pieds des collines, sont présentés des bâ salle de
La Petite Plaine
(Kisalföld)
A lentrée de cette unité, elle aussi de structure fusiforme, se trouve une chapelle dédiée à sainte Anne. Sur le coté droit du village se trouvent des maisons aux murs de pierre et de brique caractéristique dont lintérieur est aménagé avec des meubles peint typiques des minorités allemandes de Hongrie. Après latelier du forgeron on peut visiter des maisons plus anciennes aux murs de tourbe et aux toits faits de roseaux et de chaume. Ici se trouve un atelier de tisserand et une épicerie et un des plus anciens bâtiments du muséA l'entrée de cette
Eglise grecque orthodoxe et cimetière de MándokL'église a été bâtie en 1670 par des croyants hongrois et ruthènes. Son iconostase date du dix - huitième et ses bancs de la deuxième moitié du dix - neuvième.
Villa Rustica : Vestiges dun ensemble de bâ: Vestiges d'un ensemble de bâtiment de la provincee et IV e siècle, sé'étendant sur 6000 m². : Vestiges dun ensemble de bâ: Vestiges d'un ensemble de bâtiment de la provincee et IV e siècle, sé'étendant sur 6000 m². : Vestiges dun ensemble de bâ: Vestiges d'un ensemble de bâtiment de la provincee et IV e siècle, sé'étendant sur 6000 m².
Ateliers
Afin de faire connaître certains métiers et préserver la tradition, et sur demande seulement, divers ateliers sont susceptibles dêtre organisés. Les demandes doivent être faites deux semaines à lavance au Département Culturel (Közmuvelõdési Osztá'être
Visites guidées (en hongrois, français anglais et allemand) : pour groupes scolaires ou non sur réservation. (en hongrois, français anglais et allemand) : pour groupes scolaires ou non sur réservation. (en hongrois, français anglais et allemand) : pour groupes scolaires ou non sur réservation.
Possibilités de restauration : restauration rapide, brasserie et glace à lentrée. A lintérieur du musée, le restaurant Öregpatak (Öregpatak Étterem) propose des spécialités traditionnelles. Dans lunité Ouest - Transdanubien (Nyugat - Dunántúl) lauthentique cave de Rédics attend les visiteurs intéressés par une dégustation: restauration rapide, brasserie et glace à lentrée. A lintérieur du musée, le restaurant Öregpatak (Öregpatak Étterem) propose des spécialités traditionnelles. Dans lunité Ouest - Transdanubien (Nyugat - Dunántúl) lauthentique cave de Rédics attend les visiteurs intéressés par une dégustation: restauration rapide, brasserie et glace à lentrée. A lintérieur du musée, le restaurant Öregpatak (Öregpatak Étterem) propose des spécialités traditionnelles. Dans lunité Ouest - Transdanubien (Nyugat - Dunántúl) lauthentique cave de Rédics attend les visiteurs intéressés par une dé l'entrée.
Jardin d'enfants, aires de repos : plusieurs unités à lintérieur du musée possèdent un air de repos, et un jardin denfant est aménagé l'intérieur du musée possèdent : plusieurs unités à lintérieur du musée possèdent un air de repos, et un jardin denfant est aménagé l'intérieur du musée possèdent : plusieurs unités à lintérieur du musée possèdent un air de repos, et un jardin denfant est aménagé l'intérieur du musée possèdent
Shopping : A lentrée du musée, le magasin Portéka propose des catalogues dexposition, des livres et des cartes postales. Un atelier de fabrication de papier à lancienne propose aux visiteurs toute une gamme de produits. Dans lunité de la Petite Plaine (Kisalföld) lépicerie des sucreries à : A l'entrée du musée, le magasin Portéka : A lentrée du musée, le magasin Portéka propose des catalogues dexposition, des livres et des cartes postales. Un atelier de fabrication de papier à lancienne propose aux visiteurs toute une gamme de produits. Dans lunité de la Petite Plaine (Kisalföld) lépicerie des sucreries à : A l'entrée du musée, le magasin Portéka : A lentrée du musée, le magasin Portéka propose des catalogues dexposition, des livres et des cartes postales. Un atelier de fabrication de papier à lancienne propose aux visiteurs toute une gamme de produits. Dans lunité de la Petite Plaine (Kisalföld) lépicerie des sucreries à : A l'entrée du musée, le magasin Portéka
Accès au musée : Le musée se situe à une trentaine de kilomètres de Budapest, à la sortie de Szentendre et sé'étend sur 50 hectares au pied des montagnes du Pilis. Par le bus : devant la gare du HEV, prendre lautocar à larrê: devanto 8. En voiture, suivre la route nationale no 11, puis prendre Sztaravodai út sur 3 kilomètres. : Le musée se situe à une trentaine de kilomètres de Budapest, à la sortie de Szentendre et sé'étend sur 50 hectares au pied des montagnes du Pilis. Par le bus : devant la gare du HEV, prendre lautocar à larrê: devanto 8. En voiture, suivre la route nationale no 11, puis prendre Sztaravodai út sur 3 kilomètres. : Le musée se situe à une trentaine de kilomètres de Budapest, à la sortie de Szentendre et sé'étend sur 50 hectares au pied des montagnes du Pilis. Par le bus : devant la gare du HEV, prendre lautocar à larrê: devanto 8. En voiture, suivre la route nationale no 11, puis prendre Sztaravodai út sur 3 kilomètres.
A lintérieur du Musée, des parkings à vélo ont été prévus dans chaque unitéA
Pour en savoir plus :
Adresse : Szentendre, Sztaravodai út
2001 Szentendre, Pf. : 63.
Tel. : 312 - 304, 315 - 723, 315 - 724
Fax : 310 - 183
E - mail : szentendre.lap.hu@gmail.com
Ouverture : de début avril à fin octobre de 9 h á 17 h
Les bâtiments ouvrent à 9 h 30.
La caisse ferme à 16 h 30.
Fermé le lundi, sauf le lundi de Pâques et le lundi de la Pentecôte.
Les arts
Moulin des Arts
(Malom Képzõmûvészeti és Kulturális Központ)
Ce projet commun à la Fondation des Arts de Szentendre et à la municipalité est de plus en plus appuyé par les habitants de la ville, mais aussi dans un cercle bien plus étendu. On peut mentionner ici les jumelages avec Szentendre, le Département de Pest et les organismes nationaux concernés. La première étape de ce projet sest achevée en 1998. Cet édifice, quand il sera en fonction, offrira un espace dexposition comparable à la Galerie dArts (Mûcsarnok) à Budapest. Il pourra proposer des cours de peinture et de sculpture, un espace de crétape de ce projet s'est achevée en 1998. Cet édifice,
Barcsay Jenõ : Espace abstrait Korniss Dezsõ : Combat (premiere variation)
Ses archives seront ouvertes aux chercheurs et pourront donner lieu à létablissement dune grande monographie digne de limportance de lart à Szentendre. (Jusquici na été publié 'établissement d'une grande monographie digne de l'importance de Le développement, l'histoire et le style de la peinture de Szentendre jusqu'en 1945 , édité ", édité en
Vajda Lajos : Paysage Barcsay Jenõ: Kapuk Le Moulin des Arts attirera les artistes, les historiens, les mécènes et les collectionneurs de lEurope entière. Il collaborera à toutes les recherches concernant lart de Szentendre et entretiendra des relations avec les énes et
Le devoir de cette institution sera de préserver les objets darts quil abrite et de les faire connaître à travers les méserver les objets d'arts
Le Moulin des Arts offrira au public de toute origine les trésors de lart de Szentendre dont la renommée internationale poussera les visiteurs à sors de
Adresse : Bogdányi utca 32.
La Collection dArt EccléLa Collection
(Szerb Egyházmûvészeti Gyûjtemény)
Cette collection, unique en Hongrie, regroupe des reliques, des icônes, des objets dorfèvrerie et divers ouvres dart du seizième au dix - neuvième siècle. Lessentiel de cette collection exceptionnel provient de lEvêché Orthodoxe Serbe de Buda et des énes, des objets d'orfèvrerie
Icone représentant st. Jean Baptiste. (Milieu du dix - huitième, partie de liconostase de léglise dAlsonàna du déme, partie de Les objets présentés illustrent bien les différentes périodes dans lart ecclésiastique serbe au cours des dix - septième et dix - huitième siècles. Les objets du dix - septième reflètent bien linfluence du rayonnement tardif de lart byzantin et ceux du dix - huitième les influences diverses mélangeant parfois les styles de lorient et de loccident. Sur de nombreuses icônes on aperçoit très bien les traits caractériodes dans l'art italo - crétois et linfluence de la peinture ecclésiastique baroque de lEurope de lOuest. Au sein des uvres caractérisées par ce mélange dinfluence très diverses, on se doit de citer tout particuliè" et l'influence zographos pour leur style très populaire. Ces peintures séloignent du style post - byzantin et sapparentent plutôt à " pour leur style très populaire. Ces peintures s'éloignent du style post - byzantin et
A cette collection sont adjointes la Bibliothèque et les Archives Métropolitaines du Département de Buda cest pourquoi lexposition présente aussi deux chartes octroyées au seizième siècle par les Turcs aux monastères de Grábóc et Ráckeve. Sont aussi présentées quelques incunables intépartement
Adresse : Pátriárka utca 5. Tel. : 312 - 399 Fax : 314 - 457
Horaire d'ouverture : Du 1er mai au 30 septembre de 10 h à 18 h
Du 1er novembre au 30 avril de 10 h à 16 h
Fermé le lundi. Du 1er janvier au 28 février ouvert seulement le samedi, le jeudi et le dimanche.
Bibliothèque du Département de Pest
(Pest Megyei Könyvtár)
Fondée en 1953, elle a changé plusieurs fois de nom et de siège, elle a été entièrement réorganisée en 1994. Dépendante des autorités départementales, elle est néanmoins partiellement subventionnée par la ville, puisqu'elle fait office de bibliothèque municipale. En plus dune section générale, elle comprend une section pour les jeunes, une vidéothèque, une sonothèque municipale. En plus d'une section générale, elle
Elle regroupe 170.000 livres, 600 périodiques 1200 cassettes audio 5800 disques 2800 bandes magnétiques. En tant que bibliothèque départementale, elle offre à Szentendre un nombre de documents beaucoup plus élevé que ce à quoi la bibliothèque dune ville de vingt mille habitants pourrait prétendre. La fréquentation est assez bonne, puisque par exemple en 1998, 4900 inscrits ont emprunté que d'une
Dans la confortable salle de lecture sont parfois organisées des soirées littéraires et des animations pour enfants. Un catalogue informatisé, une revue de presse sur la ville sont à la disposition des lecteurs. La bibliothèque édite aussi des essais sur l'histoire locale.
Adresse : Pátriárka utca 7.
Tel. : 310 - 222 Fax :
Direction des Musées du Département de Pest
(Pest Megyei Múzeumok Igazgatósága)
Créée en 1972 ; en plus de son activité départementale, elle fait office de direction municipale pour les musées de Szentendre. Elle dirige des fouilles archéologiques sur toute létendue de la commune et accueille dans ses réserves des centaines dobjets dart et plusieurs milliers de documents sur lhistoire locale. Cette institution gè'étendue de la commune et : Lapidarium de lépoque romaine le Musée Ámos Imre - Anna Margit, Collection Barcsay, Musée Czóbel, Musée Kerényi Jeno, Musée Kmetty János, Collection Céramique Kovács Margit, Maison des Arts Folkloriques (Népmûvészetek Háza), Galerie Szentendre (Szentendrei Képtár), Musée Vajda Lajos, Musée Ferenczy. La collection permanente du Musée Ferenczy se compose des uvres des membres de cette cé'époque romaine le : Ferenczy Károly, sa femme, Fialka Olga et leurs enfants, Valér, Noémi et Béni. La Galerie Szentendre qui offre des expositions individuelles ou collectives dartistes locaux, dun grand renom sur le plan national, possede des catalogues, rédigés avec une rigueur scientifique, qui offre un panorama intéressant de la peinture a Szentendre. Les salles dexposition donnent aussi lieu parfois a de grandes manifestations sur lhistoire locale. Parmi les réalisations de la Direction des Musées du Département de Pest, on peut citer la série de monographies Studia Comitatensia et les Cahiers des Muséni. La Galerie
Adresse : Fõ tér 6.
Tel. : 310 - 790
Le Teatrum de Szentendre
(Szentendrei Teátrum)
Menés par Zsámbéki Gábor, réalisateur célèbre en Hongrie et en Europe, alors étudiant, les élèves de l'Ecole supérieure de Cinéma et de théâtre ont eu lidée de proposer que la place principale de la ville serve régulièrement de scène pour des représentations. Une fois les rues débouchant sur la place fermée à la circulation, les décors étant formés par les maisons du dix - huitième siècle, il ne sagissait que de trouver des textes appropriés, des réalisateurs pour les monter et des acteurs pour les jouer. Plusieurs professionnels ont été enthousiasmé par ce projet et Békés András, metteur en scène à lOpéra Nationale et professeur à l'Ecole Supérieure a pris à son compte de faire naître ce qui allait devenir une institution qui a reçu le nom de Teatrum de Szentendre. Durant lété de 1969 furent présentées la mére Comico - tragoedia et la non moins célèbre piè" Pikko Hertzeg et Jutka Perzsi mises en scène par Békés András. Le directeur musical de ces pièces légendaires était Oberfrank Géza, devenu plus tard le chef dorchestre de lOpéra Nationale. Pour la piè" Pikko hertzeg et la piè" Le miroir de la virginité ce fut Vujicsics Tihamér qui composa la musique. Les rôl